SNC des Bruyères 2
Développement urbain

Le développement du quartier Sud

Présentation du projet dans sa globalité

Au sud de la ville, faire disparaître l’ancienne friche industrielle d’Hispano-Suiza et mettre en valeur l’architecture remarquable de l’ancienne soufflerie ont été de vrais défis à relever pour la création de ce nouveau quartier, alliant logements, activités et espaces verts.

Une place commerçante est aménagée au cœur de ce quartier, dont l’identité visuelle est sans aucun doute celle du vortex de l’ancienne soufflerie, désormais partie intégrante de la façade de l’école La Cigogne.

Ce projet mêlant verdure, bureaux, commerces et logements s’inscrit dans une volonté de préserver la qualité du cadre de vie de la ville, d’améliorer les déplacements et de pérenniser l’activité économique dans la commune. 

ZAC des Bruyères : les grandes dates

  • 30 mars 1999 : la ZAC des bruyères est créée et l’aménageur Sefricim désigné. Sa superficie est de 25 hectares.
  • Octobre 2005 : Inauguration de l’école La Cigogne
  • 6 juin 2006 : le parc des Bruyères voit officiellement le jour. Cet espace de plus d’un hectare conçu par l’architecte paysagiste Philippe Thébaud, pose les fondations du nouveau quartier des Bruyères placé sous l’égide de l’urbaniste Michel Ricard. 
  • Fin 2006, le site des Bruyères est récompensé deux fois : il est choisi pour le trophée I.D.E.E.S 92 « développement durable », et pour l’audacieuse transformation de l’ancienne soufflerie orchestrée par l’architecte Patrice Novarina. (Cérémonie de remise des prix aux lauréats 2006 de l’ Académie internationale d’architecture – 12 décembre 2006)
Parc des Bruyères

Un aménagement en plusieurs grandes étapes

L’école La Cigogne : première pierre de la ZAC des Bruyères

Aménagée au sein de l’ancienne soufflerie d’Hispano-Suiza, labélisée “Patrimoine du XXe siècle”, cette école accueille, depuis la rentrée 2006, 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires, un centre de loisirs ainsi que les bureaux de l’Inspection départementale de l’Éducation nationale.

Située en plein cœur du nouveau quartier des Bruyères, aux portes de la Défense et de Paris, cette réalisation exemplaire concilie, avec harmonie, tradition et modernité.

Si elle confère une seconde vie à un bâtiment emblématique, elle est aussi l’incarnation du renouveau de cet ancien site longtemps désaffecté qui accueille désormais de grandes entreprises et une dizaine d’immeubles d’habitation.

La fiche technique

École La Cigogne

  • 11, rue du Moulin-Bailly – 92270 Bois-Colombes
  • Tél. : 01 55 66 00 10
  • Architectes de la restructuration : Patrice Novarina et Alain Béraud
  • Début des travaux : 10 mars 2004 – Fin des travaux : septembre 2005
  • Coût des travaux : près de 4 millions d’euros hors taxes et hors honoraires
  • Inauguration : 17 septembre 2005
  • Nombre de classes : 9 classes, dont 4 classes maternelles et 5 élémentaires,
    + 1 centre de loisirs


Les origines de la soufflerie

La soufflerie de l’usine Hispano-Suiza de Bois-Colombes est construite en 1937 par la société Haour Frères. Elle mesure 55 m de long sur 16 m de large : “La soufflerie privée la plus importante du monde entier”, écrit la revue l’Illustration (novembre 1938). La première soufflerie d’étude aérodynamique expérimentale, sur modèles réduits, avait été créée en 1909 par Eiffel, à Auteuil. La grande soufflerie de Bois-Colombes reprend le même principe, mais pour des essais en grandeur nature sur les fuselages, moteurs et hélices d’avion, en reproduisant les conditions en vol. Le principe de fonctionnement est simple : un collecteur en forme d’entonnoir capte l’air extérieur et l’amène dans la chambre d’expérience où sont placés les modèles, puis un diffuseur est chargé de régulariser le flux d’air et de le diriger vers une hélice qui l’évacue à la sortie de la chambre.

En 1938, dans la veine d’air de 5 m de diamètre, la vitesse de 325 km à l’heure peut être atteinte grâce à un ventilateur de 16 pales de 8 m de diamètre, entraîné par un puissant moteur électrique. Le débit de l’air aspiré est alors énorme : jusqu’à 100 000 m3 à la minute ! En 1939, l’usine de Bois-Colombes produit 132 moteurs d’avion par mois, production qui s’accroît fortement après l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne et finit par atteindre 234 moteurs en mars 1940, puis 330 en juin.

La soufflerie : monument protégé

En fait, dès l’annonce de la fermeture du site, en 1996, des salariés d’Hispano-Suiza mais aussi des habitants de Bois-Colombes émettent vivement le souhait qu’une trace de la mémoire de l’usine, qui fait partie du paysage communal depuis 1914, soit conservée. Le principe de la sauvegarde de la soufflerie est retenu.

Le 19 avril 2000, la soufflerie Hispano-Suiza fait l’objet d’une mesure de protection : certaines parties sont inscrites sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du Préfet d’Île-de-France. Cette mesure permet non seulement de préserver le caractère singulier des façades de la soufflerie, mais aussi de conserver la mémoire industrielle du site, offrant ainsi aux futures générations l’assurance de la transmission d’un symbole fort du passé industriel qu’a connu Bois-Colombes.

La soufflerie transformée en école

Les démolitions interviennent en 2001. En décembre 2003, la commune devient propriétaire de la soufflerie et peut mener à bien son projet de création d’une école publique dans le cadre de la Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) des Bruyères. En septembre 2004, les travaux de restructuration et de transformation sont déjà bien avancés. Les deux architectes, Patrice Novarina et Alain Béraud, qui ont conçu les plans ont eu à cœur de conserver le plus possible la structure et les caractéristiques de l’ancienne soufflerie.

Quelle épopée que celle d’Hispano-Suiza à Bois-Colombes et quel incroyable destin que celui de cette gigantesque soufflerie ! D’abord lieu de recherches et d’innovations technologiques, la chambre d’expérience, où les ingénieurs procédaient à leurs essais sur les moteurs d’avion qui équipaient l’Armée de l’air française, abritera désormais des générations d’écoliers bois-colombiens. Comment rester insensible à son architecture originale, à son glorieux passé technologique ? L’ouverture de l’école “La Cigogne”, a sans doute inauguré la vraie naissance du quartier des Bruyères. Le symbole mythique d’Hispano renaît symboliquement de ses cendres et prend un nouvel envol.

Les dernières phases d’aménagement de la ZAC

PHASE 1 :  Autour du parc

De grandes entreprises font construire leurs sièges : Aviva, Colgate (qui depuis a déménagé),

  • 50 000m2 de bureaux
  • 4000m2 de commerces
  • 294 logements,
  • 1 parking
  • un hôtel

PHASE 2 : le projet “Europe Avenue”  65 000 m² S.H.O.N. de bureaux

le long de l’avenue de l’Europe : IBM s’installe. 3500 salariés occupent leur nouveau site dans le quartier des Bruyères constitué de cinq bâtiments d’une hauteur maximale de 6 étages érigés autour d’un espace vert de plus de 13 000 m².

A leur tour, des filliales de GDF Suez occupent les autres surfaces tertiaires de cet ensemble immobilier.

C’est également dans la zone des Bruyères que s’est construit le nouveau centre technique municipal.

PHASE 3 : Les terrains de la SNCF

Les réalisations sont les suivantes : prolongement de l’avenue Michel-Ricard, création de la place Costes et Bellonte (en mémoire des deux aviateurs français «vainqueurs» de la traversée de l’Atlantique nord en 1930. )

Construction du siège de l’entreprise Coface, de GRT GAZ,  de l’immeuble La Sablière (213 logements) avec commerces en pied d’immeuble.

PHASE 4 : La partie sud située le long des voies ferrées est en cours de réalisation (voir les projets en cours)

Les projets en cours

Achèvement du pôle tertiaire des Bruyères

Dernière phase de réalisation du quartier des Bruyères

Entre les rues de Bois-Colombes, Raoul-Nordling, Michel-Ricard et les voies ferrées de l’axe Paris-Versailles, le pôle tertiaire des Bruyères confirme l’attractivité économique de Bois-Colombes.

La livraison d’une tranche préliminaire de 4 000 m2 en 2019 a permis notamment d’accueillir les ateliers de maintenance de la SNCF. Désormais, toutes les équipes de maintenance de la SNCF sont regroupées au sein d’un équipement industriel performant et essentiel pour le secteur Saint-Lazare.

En 2020, l’opération de 46 667 m2 de bureaux se poursuit. Rappelons qu’elle a été conçue par des signatures prestigieuses comme les cabinets d’architectes Godet et associés et Wilmotte et associés.

Au bas des immeubles de bureaux, l’allée des Messagerie, égayée d’un passage dessinant un clavier de piano, permettra de joindre la rue de Bois-Colombes et la rue Raoul-Nordling.

L’ensemble bénéficiera d’un environnement particulièrement soigné et verdoyant réalisé par le cabinet Land’Act (utilisation de matériaux nobles comme le granit). 

Ce nouveau lieu de travail sera desservi par le mail piétonnier des Messageries, connecté avec la fin de la promenade verte située entre l’avenue de l’Europe et la rue Michel-Ricard.

La totalité sera livrée en 2022.

Maître d’ouvrage :
SNC des Bruyères représentée par SEFRI-CIME Activités & Services, 20, place de Catalogne 75014 PARIS


Lycée Albert Camus

Lycée Albert-Camus

Restructuré et agrandi

La région Île-de-France a désigné le cabinet d’architecte Fabienne Gérin-Jean (www.fabiennegerinjeanarchitecte.com) pour la restructuration du lycée d’enseignement général Albert-Camus, qui comptera aussi un nouvel internat. 

Des travaux de rénovation de grande ampleur ont débuté en été 2021 pour une durée de 3 ans. Des bâtiments seront restructurés, d’autres seront construits, tout en maintenant un environnement agréable pour les lycéens et les enseignants qui continueront d’y étudier. L’entrée du lycée sera notamment déplacée rue du Moulin-Bailly où un grand parvis sera créé pour fluidifier les entrées/sorties des lycéens.

Pour en savoir plus sur le futur lycée :


Rénovation lourde de la crèche À Tire-d’Aile

Les travaux préparatoires étaient tout juste terminés et tout s’est arrêté le 17 mars 2020 en raison du COVID. Le chantier de réaménagement a pris du retard. La réouverture de la crèche de 60 berceaux est désormais repoussée à l’horizon 2022. Elle sera accompagnée du déménagement du RAMAP (relais assistant maternel/assistant paternel) actuellement au 17, rue Mertens.


Les réalisations récentes

Les aménagements du parc des Bruyères

un jardin de vert et de miroirs

Dans la partie nord du parc des Bruyères, deux espaces en alcôve ont vu le jour, au printemps, sous les mains habiles des jardiniers de la Ville : 
un labyrinthe végétal pour les enfants ainsi qu’un jardin en jeux de miroirs qui rappelle le labyrinthe du Jardin d’Acclimation tout autant que les créations extraordinaires et éphémères du festival de Chaumont-sur-Loire.
Idéal pour un moment de détente et de poésie !

Share